Claydon – Semis direct en Eure-et-Loir : le retour d’expérience de Francis Brault

Semis direct en Eure-et-Loir : le retour d’expérience de Francis Brault avec Claydon
En agriculture, faire évoluer ses pratiques ne signifie pas forcément tout changer du jour au lendemain. C’est souvent l’observation du terrain, l’évolution des coûts et les résultats obtenus au fil des années qui poussent les agriculteurs à revoir leur façon de travailler. C’est dans cette démarche que s’inscrit Francis Brault, agriculteur à Berchères-les-Pierres, au sud de Chartres, en Eure-et-Loir.
Agriculteur depuis 1991, Francis Brault exploite aujourd’hui 120 hectares et a progressivement fait évoluer son système vers le semis direct. Depuis 2020, il utilise du matériel Claydon, qu’il a acquis auprès des Établissements Allezy. Plusieurs années après cette transition, son retour d’expérience permet de mieux comprendre ce qui l’a conduit à faire ce choix et ce qu’il observe aujourd’hui sur son exploitation.
Une réflexion engagée depuis plusieurs années
Avant de s’intéresser au semis direct, Francis Brault travaillait avec un système plus conventionnel, basé notamment sur le labour et le semis avec combiné rotatif. Il avait également expérimenté les Techniques Culturales Simplifiées (TCS).
Cette réflexion n’est donc pas née du jour au lendemain. Ses premiers essais en TCS remontent à 1996 et certaines campagnes agricoles difficiles l’ont progressivement amené à remettre en question son organisation.
L’un des principaux constats était celui du temps et des charges consacrés au travail du sol. Pour Francis Brault, l’objectif était de parvenir à travailler différemment tout en conservant des performances agricoles satisfaisantes.
Le semis direct s’est alors présenté comme une piste permettant de limiter les interventions sur les parcelles et de mieux préserver le potentiel de ses sols.
Pourquoi choisir le système Claydon ?
Francis Brault connaissait Claydon depuis plusieurs années. Il avait notamment découvert la marque dans la presse agricole et s’était intéressé à son approche du semis direct et à l’utilisation d’une dent fissuratrice.
Avant de s’équiper, il a également souhaité échanger avec un autre agriculteur utilisant déjà cette technologie dans des conditions de sol similaires aux siennes. Cette rencontre a contribué à conforter son choix.
Il devient finalement client Claydon à l’été 2020, avec un premier objectif : mettre en place le système sur ses colzas.
Aujourd’hui, son parc matériel Claydon comprend un semoir Hybrid de 3 mètres, une herse à paille de 7,5 mètres ainsi qu’un TerraStar.
Le système est désormais utilisé sur la majeure partie de ses surfaces cultivées, avec également une place importante accordée aux couverts végétaux.
Réduire les interventions pour gagner en efficacité
L’un des principaux intérêts du semis direct pour Francis Brault réside dans la simplification de son itinéraire.
En limitant le nombre d’interventions nécessaires avant l’implantation, il réduit mécaniquement le temps passé au champ et les besoins en carburant.
Sur son exploitation, il estime aujourd’hui sa consommation à 15 litres de GNR par hectare maximum, contre environ 40 litres auparavant pour les opérations de labour et de semis.
Cette différence prend une importance particulière dans un contexte où le prix du carburant peut fortement évoluer. Francis Brault témoigne d’ailleurs de l’intérêt de disposer d’un système nécessitant moins de carburant.
Au-delà de la consommation, cette organisation lui permet également de dégager du temps pour d’autres activités. Il a notamment pu développer son activité de meunerie à la ferme, en complément de son activité agricole.
Des sols au cœur de la réflexion
Le choix du semis direct répond également à une volonté de faire évoluer la gestion des sols.
Dans ses parcelles de Beauce chartraine, Francis Brault travaille notamment des sols argilo-calcaires avec une profondeur de terre relativement limitée. Les conditions de fin de cycle peuvent être particulièrement séchantes et l’exploitation ne dispose pas d’irrigation.
Après plusieurs années avec le système Claydon, il observe des changements dans le comportement de ses sols. Il évoque notamment une évolution de l’activité biologique, davantage de vers de terre et une diminution de la compaction.
Pour lui, les terres sont également devenues plus faciles à travailler.
Ces observations s’inscrivent dans une démarche plus globale : réduire les interventions mécaniques et laisser davantage de place aux processus naturels du sol.
Les couverts végétaux prennent une place importante
Le passage au semis direct s’est accompagné chez Francis Brault d’un développement des couverts végétaux.
Il cherche notamment à implanter des couverts entre deux cultures de blé et adapte ses mélanges à la culture qui suivra.
Radis, phacélie et moutarde d’Abyssinie constituent son mélange principal. Selon les situations, il utilise également des associations comme avoine-vesce ou la féverole.
Cette approche lui permet d’intégrer la couverture des sols dans son système de culture et de raisonner les interventions en fonction de ses parcelles et de son assolement.
Une gestion des résidus adaptée au semis direct
Passer à un système simplifié implique également de repenser la gestion des chaumes et des couverts.
Pour cela, Francis Brault s’appuie notamment sur sa herse à paille Claydon et son TerraStar.
La herse à paille lui permet d’intervenir après la récolte pour différentes opérations : répartition des pailles, faux semis ou encore gestion de certains ravageurs. Le TerraStar est quant à lui utilisé notamment pour la gestion des couverts.
Cette combinaison d’outils lui permet aujourd’hui de ne plus avoir recours à d’autres types de déchaumeurs sur son exploitation.
Une adaptation du parc matériel
L’évolution du système de culture a également eu des conséquences sur le parc matériel de l’exploitation.
Après avoir constaté que ses sols s’étaient progressivement assouplis, Francis Brault a pu revoir ses besoins en puissance. Il est ainsi passé d’un tracteur de 150 chevaux à un modèle de 130 chevaux.
Cette évolution s’inscrit dans une recherche d’optimisation globale du parc : moins de puissance, une consommation réduite et des besoins d’entretien maîtrisés.
L’objectif n’est donc pas uniquement de réduire le nombre de passages dans les parcelles, mais de faire évoluer l’ensemble de l’organisation de l’exploitation en cohérence avec le nouveau système.
Des résultats qui restent au rendez-vous
Le passage au semis direct peut naturellement susciter des interrogations concernant l’implantation et les rendements.
Après plusieurs années d’utilisation, Francis Brault considère que ses résultats restent comparables à ceux de ses voisins, en fonction des conditions climatiques de chaque campagne.
Il observe par ailleurs un meilleur enracinement et des cultures qu’il juge plus vigoureuses. Il constate également moins de maladies fongiques sur ses cultures.
Sur son exploitation, les rendements moyens annoncés sont notamment de 8 t/ha en blé, 4 t/ha en colza, 8 t/ha en orge d’hiver fourragère et 6,5 t/ha en orge de printemps brassicole. Il cultive également du pois de printemps et de la féverole, deux cultures particulièrement sensibles aux conditions sèches de fin de cycle dans son secteur.
Six automnes de semis avec Claydon
L’expérience acquise au fil des campagnes constitue probablement l’un des éléments les plus intéressants de ce retour d’expérience.
En 2024, malgré une année particulièrement humide, Francis Brault a pu réaliser ses implantations avec son système Claydon. En 2025, les conditions ont été plus favorables et les semis se sont également déroulés correctement.
Après six automnes d’utilisation, il met notamment en avant la possibilité d’intervenir dans des conditions variées.
Cette expérience illustre l’importance de juger un système de semis sur plusieurs campagnes et dans différentes situations météorologiques plutôt que sur une seule année.
Un témoignage client Claydon réalisé avec Allezy
Pour aller plus loin et découvrir directement son expérience, Allezy est allé à la rencontre de Francis Brault dans son exploitation afin de réaliser un témoignage client consacré à son utilisation du matériel Claydon.
Dans cette vidéo, Francis revient notamment sur son passage au semis direct, son organisation du travail, l’évolution de ses sols et les raisons qui l’ont conduit à choisir Claydon.
Retrouvez le témoignage complet de Francis Brault sur nos différents réseaux sociaux et découvrez son retour d’expérience directement depuis son exploitation en Eure-et-Loir.
Le rôle de l’accompagnement dans un changement de système
Changer de système de travail du sol représente une décision importante pour une exploitation. Au-delà du choix du matériel, il est essentiel de pouvoir échanger avec des professionnels qui connaissent les solutions proposées et les réalités du terrain.
Francis Brault a choisi de travailler avec les Ets Allezy pour son matériel Claydon. Il souligne notamment le suivi assuré par Guillaume Marmion, qui l’a accompagné après la livraison de ses machines.
Cet accompagnement fait partie intégrante de la relation entre un agriculteur et son concessionnaire, particulièrement lorsqu’il s’agit d’adopter une technique différente des pratiques traditionnellement utilisées dans son secteur.
Vous réfléchissez au semis direct ?
Chaque exploitation possède ses propres caractéristiques : nature des sols, profondeur, assolement, parcellaire, puissance disponible, organisation du travail ou encore objectifs économiques.
Le semis direct Claydon peut constituer une solution à étudier pour les agriculteurs souhaitant faire évoluer leur système de travail du sol et réduire leurs interventions.
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